Jeudi 19 septembre 2019

Le double jeu d’Ecolo

Ainsi le tract distribué par certains candidats d’Ecolo en vue des prochaines élections et faisant la part belle à l’islamisme dur et pur fait scandale. Bien entendu, les dirigeants de ce parti ont immédiatement (mais mollement) désavoué les auteurs de ce document.

Tout cela est cousu de fil blanc, pour ne pas écrire de câble de marine. En fait, Ecolo pratique une fois de plus un double langage : modéré de manière à attirer les voix des bobos verts et en même temps extrémiste pour grignoter des voix au PTB et surtout recueillir celles de la très influente communauté musulmane de la capitale.

Cela s’appelle mettre deux fers au feu.

En effet, personne ne croira que Mme Genot qui est un des piliers d’Ecolo (et une extrémiste de gauche patentée) et qui est parlementaire de ce parti depuis vingt ans, ne connaît pas les règles internes de son mouvement. Il est donc peu probable qu’elle ait agi sans concertation avec ses collègues. L’astuce consistait donc à la laisser faire, en lui faisant ensuite les grands yeux, de manière à jouer sur les deux tableaux.

La personnalité du co-auteur du tract litigieux, Ahmed Moustin, mérite l’attention. Ce personnage sulfureux, évoluant dans la mouvance islamiste radicale, a été de ceux qui ont fait le forcing auprès du ministre des Affaires étrangères pour obtenir la libération par les Irakiens du djihadiste Oussama Matar, sous prétexte qu’il était atteint d’un cancer en phase terminale. Il a dû trouver un très bon médecin, puisqu’une fois libéré il s’est volatilisé avant d’apparaître, six ans plus tard, comme un des cerveaux des attentats de Paris et Bruxelles.

Si, après cela, on ne veut pas voir ce qu’est le vrai visage d’Ecolo, c’est soit qu’on est aveugle et sourd, soit qu’on est vraiment fanatique ou idiot. Les deux n’étant pas incompatible.