Jeudi 19 septembre 2019

Renault et les «populaires» électriques

Le constructeur français a annoncé lors du salon de Paris, le mois dernier, les prochaines étapes dans la poursuite de l'électrification de sa gamme, prévue dans son plan stratégique "Drive the Future" : un nouveau véhicule urbain électrique abordable et des versions hybrides rechargeables proposées dès 2020 sur trois des véhicules les plus populaires de la marque : Clio, Captur et Mégane. On peut toutefois s’interroger sur les régions du Globe visées par cette stratégie.

Pionnier et leader de la mobilité 100% électrique, le groupe a dévoilé la RenaultK-ZE, un nouveau véhicule électrique du segment A. Inspiré du style des SUV,  il est doté d’une autonomie de 250 km ; la meilleure performance de son segment.

La voiture arbore un design sportif avec des lignes affirmées et une stature à la fois musclée et compacte. Au-delà de son design séduisant, elle se montre facile à recharger grâce à un double système de charge, compatible avec les prises domestiques et les infrastructures publiques. Un ensemble d'équipements vient agrémenter l'expérience de conduite d'un véhicule électrique tel que des capteurs de stationnement arrière, une caméra de recul et un écran central avec navigation et services connectés.

Le constructeur a également confirmé une étape complémentaire dans l’électrification de sa gamme.         

En 2020, les versions hybrides de la Clio et les hybrides rechargeables de la Mégane et du Captur offriront la possibilité aux clients de découvrir l’électromobilité sur des modèles connus et plébiscités.

Le constructeur s’est exprimé sur la façon dont l’avènement des nouvelles mobilités modifie en profondeur l’expérience à bord d’un véhicule. Dans un véhicule connecté et autonome, les utilisateurs cherchent  à vivre une expérience plus sophistiquée et enrichissante, pour profiter au mieux de leur temps de parcours. Le patron du groupe, Carlos Ghosn, sait de quoi il parle.

On peut toutefois s’interroger sur la cible géographique de Renault : l’Asie où l’on construit des centrales nucléaires à tour de bras ou l’Europe qui, du fait du renoncement au nucléaire, court droit à la pénurie d’électricité ?

Gabriel Pontin