Jeudi 19 septembre 2019

Violence

Violence

Dans un précédent article, nous notions que le mouvement des “gilets jaunes” pouvait déboucher sur le pire ou le meilleur. Aujourd'hui, il faut bien constater qu'il a d’ores et déjà une conséquence tout à fait néfaste : le triomphe de la violence. Cette dernière a marqué ce mouvement dès le début, contrairement à ce que l’on veut nous faire croire.

Même si la revendication de base était pleinement justifiée. En effet, bloquer des ronds-points et empêcher les gens de circuler est un acte violent qui porte atteinte à une liberté élémentaire des citoyens : celle de se déplacer librement. Il est vrai que dans certaines villes belges, les édiles locaux ne se gênent pas pour agir de la même façon, notamment avec les scandaleux dimanches sans voiture.

Les voyous gauchistes ont profité du mouvement des gilets jaunes © Sputniknews

Au fil des mois et des violences plus importantes générées par les gilets jaunes (et surtout par les voyous gauchistes qui ont profité du mouvement), on a constaté que le président Macron a fait de multiples concessions qui, au moment où ces lignes sont écrites, s'élèvent plus de 17 milliards €. Et on peut craindre que cela ne soit pas fini. Ce qui va encore augmenter le déficit déjà très lourd de la France et la faire sortir des critères de Maastricht. Réduisant encore les chances M. Macron de s’imposer comme le dirigeant susceptible de piloter un éventuel renouveau européen. Au fil des semaines, sa crédibilité internationale ayant fondu comme neige au soleil. Ce qui n’est pas très grave.

En revanche, ce qui l’est et pourrait éventuellement faire tache huile dans d’autres pays, c’est le fait que la violence permet d’arracher des concessions que l’on n’aurait peut-être pas pu obtenir pacifiquement. Il y a là un précédent redoutable. Et un recul de civilisation.

J.O.